Les bas (et les hauts) de gérer soi-même son capital de retraité – Le constat après trois ans

Voici maintenant 3 ans que je gère mon petit portefeuille de retraité

Durant ces 3 années, nous avons réussi à augmenter le revenu en dividende chaque année coup sur coup de plus de 35%, grâce aux augmentations des dividendes, qq beaux coups inattendus mais aussi grâce à que j’appelle de l’arbitrage. Ces possibilités ont émergé de plusieurs façons :

1-certains de mes titres ont beaucoup profité de la baisse des taux d’intérêt au point que le rendement vs le prix actuel du titre est passé de 7% à 5%. On s’est donc mis à chercher d’autres titres avec un meilleur rendement (et rencontrant nos critères de risque bien sûr). Exemple : power corp remplacé par Scotia bank offrant un plus gros dividende, Pembina pipeline remplacé par TC energy avec là aussi un gros plus sur le dividende)

2-Un de mes titres donnait un gros dividende, mais sans croissance. Le prix du titre a monté au point d’être équivalent à un autre qui lui AUGMENTE son dividende chaque année. On a donc remplacé ce titre pour aller chercher une meilleure protection contre l’inflation (Slate grocery remplacé par diversified)

3-un de mes titres (Tc Energy) a essaimé en deux entreprises distinctes, générant un joli cadeau de 20% en gain de capital. La compagnie, nommée South Bow, offre un gros dividende mais peu de croissance. Le prix de South Bow a monté si bien, qu’à un moment donné, son rendement a glissé sous un autre titre du même secteur qui lui monte son dividende chaque année (Gibson) … là aussi on l’a remplacé

4-Le prix de Enbridge a si bien monté que le rendement est passé de 7.4% à moins de 6%. On a donc remplacé par un autre offrant du 6.7% dans un autre secteur (CT_REIT)

4-On avait du BCE qui était à fort risque depuis plusieurs mois de couper fortement son dividende, pour lequel on a décidé il y a plusieurs mois de remplacer par autre chose avant que la coupure soit faite. On a réussi à faire ce move sans perte de revenu en transférant sur deux autres titres en faisant ce que j’appelle du panachage (apparier avec un titre de revenu inférieur mais grosse croissance de dividende (TELUS)) et un autre titre offrant un revenu supérieur mais moins de croissance). Le move a très bien marché, les deux titres ayant depuis fortement montés leur dividendes

Faque bref : le bilan après trois ans est que gérer soi-même son portefeuille est très, très payant, quand je compare aux options disponibles pour les non investisseurs… Mais exige un suivi régulier. Ces options d’arbitrages que j’ai déniché, sont souvent simplement causées par les aléas du marché, qui va pousser un titre à la hausse ou à la baisse de 20%, temporairement, même si le dividende n’est pas à risque. On suit donc ces titres avec gros dividendes de près…. Et si on juge que le move est bon… ben on passe aux actes !

Voici un exemple concret : un de nos titres chouchous CT-REIT a brusquement baissé de 16$ à 14$ en 2025, poussant le rendement du dividende de 5.9% à 6.7%. Donc si vous avez disons, un titre du même secteur qui donne un rendement inférieur… Ben vous switchez et vous empochez ainsi une hausse de revenu (qui a d’ailleurs augmenté depuis en Juillet 2025 car Ct-REIt a augmenté son dividende de 3%)

Cette flexibilité n’est absolument pas possible si vous passez par les outils financiers réguliers.

Gérer le décaissement à la retraite: Sommes-nous TROP optimistes?

Quand on décide d’arrêter de travailler et de vivre de ses sous, une des nombreuses réflexions à faire est de décider comment, combien et quand on va sortir de fonds pour en vivre, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de fonds. Ce qu’on appelle le décaissement.

La meilleure façon est de consulter des spécialistes, pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête, et de commencer cette démarche bien AVANT la retraite.

Mais même avec un spécialiste pour aider, les choix à faire sont souvent basés sur un ensemble d’hypothèses du genre : temps probable de survie, taux d’inflation, projection de revenus et dépenses sur plusieurs années, impact fiscal.

Ceci exige aussi… de correctement anticiper sur TRENTE ans TOUT ce qui peut impacter notre vie… Exemples : divorce, gros projets de voyages (genre la grosse tournée en VR), état de santé déclinant qui exige soins et support coûteux, gérer la perte d’autonomie quand on perd son permis de conduire, grosses rénos urgentes, etc.

On comprend assez vite que si ces hypothèses ne se concrétisent pas, que des imprévus frappent…. On peut se retrouver assez vite à sec. J’ai assez d’exemples autour de moi de retraités qui manquent de fond, pour dire que c’Est un sacré problème.

Ce qui me laisse penser ici… que l’être humain est toujours trop optimiste et fondamentalement poche pour estimer sur le long terme tout ce qui peut arriver. Donc ces simulations à la base sont toutes lamentablement erronées.

Donc comment on décaisse si on sait à l’avance que même les experts se trompent souvent?

La seule façon qui m’apparaît vraiment comme réaliste face à ceci c’est de RETARDER, VOIRE s’EMPÊCHER de piger ds son capital jusqu’à temps qu’on quitte cette terre; de vivre convenablement tout ce temps qui nous reste sans stresser sur le manque d’argent.

C’Est possible et de plusieurs façons. Ma façon personnelle, c’est d’accumuler un capital suffisant pour couvrir le revenu espéré, en tenant compte bien sûr, de l’inflation. En clair : que votre capital génère un revenu, que ce revenu augmente chaque année et de vivre de ce revenu SANS piocher ds le capital.

Dans mon cas, avec mes connaissances boursières, nous avons mis en place un décaissement de revenu de dividendes SANS TOUCHER à notre capital. Ces dividendes qui augmentent chaque année, couvrent assez bien l’inflation. Avec la RRQ et la PSV que nous prendrons à 65 ans, les premières années de notre retraite vont permettre un accroissement régulier et continuel de nos revenus, sans PIGER dans le capital.

Par exemple, en 2025, tous nos titres en portefeuille ont généré un revenu en dividende qui est en quelque sorte devenu ma rente de retraite. Et comme toutes ont augmenté leur dividende cette année, mon revenu annuel pour 2026 sera plus généreux d’environ 4%.

Si il y a des imprévus, avec une maison libre d’hypothèque, aucune dette, nous avons des options; Éventuellement, si malgré tout ceci, on doit piger ds notre capital, on aura retardé de PLUSIEURS années le décaissement tant redouté et si stressant.

En clair : je pense que quand on planifie une retraite, il faut penser s’attacher pas juste avec une ceinture mais aussi avec les bretelles. Vivre 30 ans et plus avec nos économies, je pense sérieusement que personne n’a l’expertise pour correctement guider un retraité sur ce long chemin et anticiper tout ce qui peut arriver.

Les banques veulent votre bien !

Les banques se battent pour avoir votre REER : comment en profiter ?

Pas nouveau ça que les banques veulent notre bien (sans jeu de mot intentionnel).

On dirait que les banques se sont donné le mot depuis qq années pour courtiser les « Do It Yourself » investisseurs comme moi.

Plusieurs banques comme TD, RBC, Scotia, CIBC, BMO, ainsi que les banques virtuelles comme WealthSimple offrent de généreuses promotions si vous transférez votre REER ou CELI chez eux.

Pour 2025, les promos que j’ai vues variaient entre des ristournes de 1% à 2% du montant en REER (avec un capping après un certain montant).

Googlez promo transfert REER + nom d’une banque et voyez par vous-même. Les plus généreuses cette année sont WealthSimple (2%, mais payable sur 24 mois) et TD (1%, cappé à 10,000$).

Nous nous sommes laissés tenté par RBC cette année, qui offrait une généreuse quantité de points avion, 300$ de boni, 50 transactions gratuites et remboursement des frais de transfert. Je suis aussi un travel hacker, et pour qui sait utiliser ces points (ce qui exige des connaissances avancées en travel hacking), on peut en tirer une valeur bien supérieure vs les promos des autres banques.

SI ces promotions se répètent, j’ai bien l’intention de recommencer l’expérience en butinant la promo d’une autre banque l’année prochaine. Les banques espèrent sans doute que les investisseurs attirés par leur promotion resteront chez eux… Dans mon cas elles vont être déçues…

Si la tendance de butiner ces promos gagnent en popularité (comme c’est le cas des cartes de crédit) nul doute que les banques ajusteront leurs futures promotions pour limiter ce type de comportement (exemple en étalant le paiement de la ristourne sur plusieurs mois comme WealthSimple).

Donc conseil ici : profitez en pendant que c’est facile ! C’Est très rare de travailler pour si peu et obtenir une telle promotion (low hanging fruit!!!).

Ce qu`on cherche pour un portefeuille de retraité

Exemple d’investissement dans un titre à revenu : Canadian Tire REIT (CRT.un)

Prix : 14.75

Rendement du dividende as of 2025-03-24 : 6.27%

Hausse prévue du dividende : environ 3% chaque année.

Pour illustrer le type de placement requis par mon approche, Je présente ici un de mes titres chouchous en portefeuille qui répond à tous mes critères de placement (mais pas nécessairement aux vôtres; faites vos devoirs).

Il s’agit de CT REIT, une entreprise qui gère le portefeuille immobilier de Canadian Tire et ses multiples bannières (sport check, mark’s, stations d’essence). Les Real estate investiment trust, quand ils sont bien gérés, sont très attirants pour les investisseurs à la retraite comme moi. Celui-ci offre :

-un payout ratio raisonnable

-des flux de trésorerie qui augmentent plus vite que la hausse de dividende

-un plan de croissance réaliste basé sur les hausses de loyer planifiées, des locateurs de qualité et des projets d’améliorations/recyclage du parc immobilier

-une augmentation annuelle et régulière du dividende

Depuis le bébut de son existence en 2013, le dividende a été augmenté chaque année….même PENDANT la covid

Un portefeuille constitué de ce genre de titre va donc dégager un revenu, AINSI qu’une HAUSSE de revenu supérieure à l’inflation

En supposant que l’entreprise puisse continuer à appliquer son plan d’affaire (qui a plutôt bien marché jusqu’à maintenant), notre revenu avec ce titre grimperait de 3% approximativement chaque année, offrant ainsi une protection contre l’inflation.

(Les informations ci-haut sont tirées du site de CT reit sous la section investisseur)

Le CELI, La nouvelle arme dans l’arsenal des retraités

Quand j’ai commencé à investir pour ma retraite il y a plus de 30 ans, cet outil n’existait pas. Puis, depuis son introduction en 2009, J’ai d’abord utilisé cet outil pour des projets personnels; Par la suite, il y a eu la covid et ma retraite. Le timing pour en profiter était pas de mon bord disons.

SI je devais aujourd’hui rajeunir de 30 ans par contre…. Ma stratégie serait fort différente…

Chaque année, après votre 18 ième année, le plafond de cotisation est ajusté à la hausse ce qui fait que quelqu’un qui aurait eu 18 ans en 2009, aurait auj. un plafond de cotisation CELI de 102,000$ en 2025. SI vous êtes en couple : multipliez ceci par 2.

Maintenant, imaginez qu’un investisseur astucieux épargne ce montant, et le fait fructifier dans un CELI jusqu’à atteindre, disons, un million 20 ans plus tard. Imaginons ensuite que cet investisseur astucieux, à la retraite convertisse son portefeuille pour en tirer un revenu (disons conservativement 50,000$ par année?).

Cet investisseur a maintenant une machine à cash qui lui donne un revenu de 50,000$ par année SANS IMPÔTS. 50,000 par année après impôt est équivalent à environ 70,000$ AVANT impôt. De plus, comme ce n’Est pas imposable ce montant n’est pas (pour le moment…) utilisé ds les calculs de déductions  et taxes (frais médicaux, fond de service de santé, assurance médicament, crédit pour prolongation de carrière, etc). Ce montant n’est pas NON PLUS utilisé pour déterminer le montant de pension fédéral auquel tout canadien a droit (la fameuse PSV de 8,000$, qui est réduite si vous faite plus de 86,000$ de revenu).

Si je pouvais retourner ds le temps en 2009…. Et avoir 18 ans… Je privilégierais le CELI plutôt que le REER comme outil de retraite.

Notez par contre que même pour un retraité comme moi. Il existe des opportunités avec le CELI. Je donne quelques exemples : il m’arrive de faire qq contrats de nature temporaire; je peux placer les profits ds un CELI. Le jour où on vend notre maison, je peux placer une partie des profits aussi ds un CELI; Ensuite, il ne me reste qu’à placer tout ceci pour en tirer un revenu, absolument non imposable…

Je fais une prédiction ici : avec le plafond qui continue de monter chaque année, le nombre de petits investisseurs astucieux qui vont profiter de ceci va grimper, au point que le gouvernement devra changer les règles.

Investisseur 3.0: La Retraite

J’ai déjà mentionné ds un article précédent ce qu’était l’investisseur 1.0 (débutant) 2.0 (investisseur aguerri focussé sur la croissance). Ayant maintenant atteint la retraite… J’atteint ce que j’appelle le stade 3.

Ce stade en est un de grands changements en effet, car ayant cessé de travailler, on doit vivre des revenus de tout ce qu’on a accumulé pendant notre carrière (REER, pension, gouvernement, CELI, etc).

Dans notre cas :

Psychologiquement : C’est une transition complète de notre façon de penser qui est requise. C’Est loin d’être facile pour un écureuil qui a accumulé et accumulé pendant 40 ans, de soudainement commencer à vider ses réserves.

Financièrement, ceci signifie de faire un gros gros ménage du portefeuille afin de focusser sur :

  • protection du capital
  • revenus récurrent et prévisibles
  • stratégie de décaissement
  • planification des impacts fiscaux
  • et… on l’oublie très souvent : la protection contre l’inflation

Toute ces démarches ont commencées qq années avant ma retraite, sont maintenant fermement en place et… semblent fonctionner so far, on croise les doigts…

Ce qu’on découvre aussi par contre, c’est qu’avec l’inflation, ma job de gestion de portefeuille que j’avais anticipée comme pépère à ce stade (voire même ennuyeuse), exige tout de même un suivi régulier, afin de s’assurer que notre revenu continue d’augmenter une fois à la retraite

Nous allons aborder ds plusieurs futurs billets, tous ces aspects;

Dans mon cas, nous partons en retraite à 60 ans avec :

  • ZÉRO dettes
  • une petite pension non indexée de ma job (donc qui perd de la valeur chaque année avec l’inflation)
  • un généreux REER que nous avons transité vers une approche «revenu»
  • des rentes du gouvernement provincial et fédéral que nous planifions aller chercher à 65 ans

Après avoir étudié longuement mes options et en fonction du timing de ma retraite… qui tombait en pleine hausse des taux d’intérêts… (une bénédiction pour transiter un portefeuille vers des revenus récurrents) le contexte ultra favorable nous a permis d’implanter une stratégie de décaissement très avantageuse tout en offrant une bonne protection contre l’inflation.

Comme j’ai de bonnes connaissances en investissement, j’ai pu considérer des options qui ne sont pas malheureusement, à la portée de personnes qui n’ont pas ces connaissances, ne veulent pas y consacrer le temps nécessaire (bizarre, il me semble qu’à la retraite c’est pas le temps qui manque…) et… tolérer un risque plus élevé.

L’option que nous avons retenue est de transiter tout notre portefeuille vers des titres offrant des dividendes. Plusieurs entreprises canadiennes offrent un dividende sur leurs actions chaque année, et plusieurs l’AUGMENTE aussi chaque année… ce qui en fait une excellente protection contre l’inflation pour qui sait y faire.

Cherchez autant que vous voulez sur le web, vous trouverez très peu d’information sur ce genre de stratégie. Seuls quelques sites spécialisés mentionnent ce genre d’approche, la plupart sont de blogues de mon genre. Ceci en dit long sur le manque flagrant de connaissances en investissement.

Avec une bonne approche, Il est très possible de se monter un joli portefeuille, d’en obtenir un revenu annuel, de VIVRE de ce revenu annuel et en PLUS, de se donner une AUGMENTATION annuelle sur notre revenu. Tout ceci, sans jamais avoir à toucher à notre capital.

On va parler de tout ceci ds nos prochains billets

Quel Marché de fou !

À peu près tout les secteurs se font varloper ces temps ci, et je dirais sans justifications financière apparente pour plusieurs.

J’exclu de ceci bien sur les technos… où cette correction me semble justifiée pour plusieurs titres extrêmement chers (netflix, facebook, amazon, shopify, lightspeed, nuvei, docebo, docusign, tecsys, etc).

La grande vedette des fonds Ark, Cathie Wood se fait varloper solide avec ses choix douteux ces temps ci (bitcoin, tesla, technos)

Indice: quand tout les secteurs se font varloper sans raison: on laisse passer la tempête, on examine ses propres choix au microscope, et si on est satisfait de l’examen: on attend (et si on a du cash…. god, on achète 🙂 ).

Oui mais la hausse des taux d’intérêt, l’inflation, l’ukraine, la Chine ?

Tout ceci est inquiétant mais rappelons d’abord un point IMPORTANT:

1-on se remet de la PIRE crise économique mondiale depuis plusieurs décennies, avec le pire évité par des subventions MASSIVES de nos gouvernements (qui a été de l’argent facile brûlé par bien du monde et a créé une forte pression inflationiste)

2-tout ceci, (inflation, taux d’intérêt, ukraine, chine): ne fait que RETARDER le retour à la normale. Regardez autour de vous: plein emploi, de la job en masse partout, on manque de bras partout…

3-les technos se corrigent c’est normal: on sort de nos cabanes après trois ans…. faque on sort au restau, au gym, au cinéma, la famille, les voyages, faque les trucs technos qu’on consomme baissent un peu.

4-l’inflation rampante est là encore pour un temps, mais ça va finir par se calmer un peu. On est loin des années 70 ici. Donc, post confinement, on commence à faire plus d’activité, mais comme tout est cher: on en fait MOINS qu’AVANT la COVID, mais PLUS que pendant le confinement… On est loin, très loin de se ramasser en récession ici.

4-Tôt ou tard, les entreprises qui livrent la marchandise (beau bilan, croissance, plan d’affaire solide, barrières d’entrées élevées) vont reprendre du poil de la bête. Y’a des aubaines incroyables ces temps ci.

5-Un secteur à surveiller: le pétrole et le gaz. Plusieurs investisseurs « ecolos » ont banni ceci de leur portefeuille… et y’a encore de belles aubaines et beaux profits faciles à faire ds ce secteur (même Warren buffet s’y est mis)… Plusieurs vont s’en mordre les doigts. Les prochains trimestres vont être un gros party bureau wild pour ces entreprises. Hint: pour faire une transition vers le « vert »… ben ça prend du temps, ça coûte cher et importer son énergie avec des dictatures corrompues…. pas l’idée du siècle. Ceux qui n’en ont pas en portefeuille ratent un méchant gros party.

Donc: La tempête va passer, le marché va se purger un peu des investisseurs du dimanche qui se sont amusé pendant la covid… Les craintes excessives sur une récession aussi pire que la covid vont se résorber… et on devrait avoir je crois bien, d’ici qq mois, de jolis rendements.

Revue portefeuille Avril 2022: Une autre année bizarre

La chine qui se débat avec son approche covid hyper restrictive qui ne fonctionne plus avec un variant trop contagieux pour être contenu, L’Ukraine et la Russie en guerre, Sanctions économiques, Disruptions des chaînes d’approvisionnement (qui remet en question le « just in time »). Les technos vedettes hyper chères qui montrent un ralentissement de leur croissance, la hausse des taux d’intérêts…

N’en jetez plus la cour est pleine.

Bien difficile de trouver des titres qui vont continuer à performer ds ce contexte…. Pourtant, jusqu’à date on s’en tire plutôt bien.

Aimia devrait bientôt toucher son demi milliard pour la vente de PLM, et racheter une partie de ses actions; Un investisseur (Mithaq Investment) a récemment gobé plus de 10% des actions de AImia ( et continue d’accumuler les actions d’ailleurs). Que va faire cet investisseur ? le titre est tellement à rabais que de l’acheter avec une prime au marché actuellement est une possibilité…. À suivre… Mais en attendant ceci ne peut qu’aider le titre à court terme. À long terme, tout dépendra de monétisations éventuelles de ses placements actuels et futurs (certains assez prometteurs comme TradeX).

Vermillion Energy engrange de faramineux profits et va continuer à le faire pour encore plusieurs trimestres. Sa vache à lait est sa participation ds un forage de gaz naturel en Irlande. Le gaz naturel Russe étant maintenant banni sous peu en Europe, et remplacé progressivement par de bien plus COÛTEUX arrivages sous forme de cargo de gaz liquéfié (le procédé est très cher, le transport aussi et ils compétitionnent avec l’Asie pour acheter une cargaison). Donc un producteur local bénéficie d’une prime pour plusieurs années… de plusieurs dollars sur le prix régulier. Les prochains trimestres vont être intéressant pour Vermillion. Nous avons réduit notre position de 25% (on a acheté le titre à 12.74$, vendu un peu à 28$). Le titre reste très volatile à court terme, mais nous semble de plus en plus un titre intéressant à conserver encore pour quelques trimestres.

Hardwood Industries en arrache en bourse actuellement. Tout le secteur des matériaux se fait bardasser ces temps ci, avec un recul de plus de 30% depuis le début d’année. La cause: la hausse des taux d’intérêts et son impact sur la construction résidentielle. Pourtant…. plusieurs gros joueurs (genre Home Depot, Richelieu Hardware, etc) annoncent tous de bons chiffres, qu’il reste beaucoup de rattrapage de travaux non faits pour cause de retard, confinement et autres et… que apparemment, les clients qui ne peuvent plus s’acheter de maisons et restant de leur demeure actuelle, ont tendance à rénover… Ce qui semble faire mentir ceux qui vendent le secteur à pleine pelle… Qui a raison ici? On le saura ds les prochains trimestres.

Revue de Portefeuille 2022 : De retour… Où nous étions avant la covid

Après une année 2021 en dent de scie (nous avons drastiquement flushé le portefeuille), nous étions début Décembre à +15% et avons terminé l’année 2021 à 25% (oui…. +10% en Décembre, malgré le omicron scare et majoritairement gagné ds les derniers jours de trading).

Y’a pas à dire, comme investisseur on connaît des hauts et des bas sur des facteurs que l’on contrôle et pleins de facteurs qu’on ne contrôle pas. Ici, après un 18 mois pénible avec plusieurs choix douteux de ma part… Dame chance et l’effet Noël sont venus me faire un petit cadeau pour compenser mes décisions (on va faire qq billets sur tout ceci un jour… Mais disons que de choisir des titres pendant la covid c’était pas évident; on s’est fait prendre ds plusieurs feux de pailles qui nous ont coûté cher).

Pour 2022, notre portefeuille (malgré encore une fois une forte volatilité en Janvier) commence Février avec +13%, ce qui nous ramène exactement 2 ans plus tard… Exactement où nous étions en valeur au portefeuille…. En Février 2020 juste avant la covid. What a ride !

Que nous réserve le reste de l’année ? Aucune idée. Mais je pense que nos titres en portefeuille, malgré une bonne hausse, ont encore beaucoup, beaucoup de potentiel.

Voyons nos trois titres de plus près (oui, seulement trois… pour ceux qui me connaissent, c’est mon approche d’investissement).

1-Aimia : on a déjà Fait qq billets dessus (voir ici), ce titre acheté au prix moyen de 3,43 est sur le point de vendre sa portion de PLM (filiale de fidélité client de AéroMexico, un peu comme Aéroplan pour Air canada) pour 375m US. AéroMexico vient juste de sortie de faillite et le deal devrait sortir sous peu. On parle ici d’environ 5$ par action de cash (le titre est à 5.60$ actuellement…). On pense réduire notre position quand le deal sera annoncé (histoire d’avoir du cash pour d’autres occasions et des titres comme aimia, faut  être très, très patient entre deux deals de monétisation).

2-Vermillion Energy : acheté à 12$ en plein Omicron scare en Décembre, l’entreprise qui vient d’assainir son bilan, et réétablir un dividende fait une grosse acquisition de gaz naturel en Europe. Si vous suivez l’actualité un peu…. L’Europe paie très cher son gaz ces temps ci… La plus grosse usine de liquéfaction de gaz est down pour encore plusieurs mois, La Russie rationne son gaz avec les tensions en Ukraine… et le prix en général des produits pétrolier est en forte hausse. L’entreprise a été réévaluée en forte hausse par plusieurs analyste, et ce n’Est pas fini selon moi. Les prochains résultats vont nous éclairer sur ce point.

3-Hardwood industries : Hardwood Distribution (TSX HDI, achat à 34$, prix actuel 48$): On avait ce titre dans notre collimateur depuis plusieurs années, mais là, les astres sont alignés selon moi pour cette entreprise. Elle est spécialisée ds les produits niches à haute valeur ajoutée pour le bois (marches escaliers, ogee, etc… avez-vous déjà acheté les boiseries pour un escalier ? Moi oui et c’Est $$$$). En regardant les chiffres, on voit que sa croissance organique et via acquisition (avec très peu de dilution d’action.. so far) va très bien et à même connu trois gros boost : un avec la covid  et la hausse des rénovations (temporaire), un autre avec le rattrapage de la construction aux us au canada (on ne bâtit pas encore assez de maisons vs la demande) et un dernier avec un assez grosse acquisition faite en Juin (et une autre cette semaine). Selon nous, tout ceci ne se reflète pas encore ds le prix du titre. Ajoutons à ceci… le titre va bientôt se qualifier pour faire partie du tsx (donc tout les fond indiciels devront en acheter….) ajoutons à ceci que tôt ou tard, les multiples très conservateurs de cette entreprise vont très vraisemblablement évoluer vers le haut si les prochains résultats sont bons et constamment en hausse… à suivre

Revue de Real matters (TSX :REAL) : le king des hypothèques

Capitalisation boursière : 1.4 milliards

Nombre d’actions : 84.1 (+ 5.5 millions d’options)

Dette : aucune

Dividende : non

Rachat d’actions : oui ( 2019: 4.6m, 2020 : 1.7 millions, 2021(ytd) : 1.2 million)

Croissance : très bonne, poussée par croissance organique (augmentation de part de marché, nouveaux clients, nouvelles offres de produits) et contexte économique (demande de refinancement, bas taux d’intérêts)

Flux de trésorerie libres : très forts et en forte croissance (63m 2020, 26m 2019)

Barrière d’entrée : très forte; décrocher une grosse banque ou une compagnie d’assurance prend du temps, position dominante (une hypothèque sur 10 aux us passe par sa plate-forme en 2020 (2017 : une sur quinze))

Nb d’employés : vague : autour de 800? Relativement stable depuis 2017

Nombre de bureaux : 4 + 2 nouveaux ouverts récemment (dallas, phoenix)

Cette entreprise canadienne fournit une plate-forme qui facilite le traitement des transactions hypothécaires (Canada et Us) et autres services connexes (évaluation, assurance, titrisation). Elle réunit sur une plateforme les évaluateurs agréés, les avocats, notaires, assureurs et prêteurs hypothécaires.

Les résultats pendant la COVID nous ont étonné, ainsi que les très bons flux de trésorerie  d’opérations (25 millions 2019, 87 millions 2020). Cette entreprise vend essentiellement des services technologiques qui permettent avec peu d’investissement, d’augmenter la capacité de traitement et d’ajouter de nouveaux clients. Le nombre stable d’employés depuis son entrée en bourse le démontre.

Le titre s’est fait bardassé ces derniers mois (retrait de près de 50% de son sommet de 33$ !), pour toutes sortes de raisons qui nous paraissent étranges : attentes exagérées du marché, évaluation jugée trop chère pour certains. Pourtant, une entreprise qui connaît une croissance ds les 20-30% de revenus par année, et qui dégage en même temps de gros flux de trésorerie libre… Ça ne courre pas les rues. Je prête beaucoup moins attention aux classiques métriques utilisés pour juger de la cherté d’un titre. Je trouve beaucoup plus prévisible la prise de valeur d’un titre sur la capacité d’une entreprise à faire croître ses flux de trésorerie libre. Si l’entreprise accomplit comme prévu ses objectifs, on pourrait estimer que ses flux de trésorerie vont possiblement doubler ou mieux d’ici 3-4 ans. Je dirais que le titre représente actuellement un bon rapport risque/rendement au cour actuel (17$).

D’autant plus que l’entreprise continue de signer de nouveaux clients, de développer de nouveaux services pour se clients (dont éventuellement la monétisation de ses données). Le plan d’affaire apparaît réaliste et les derniers trimestres démontrent que cette croissance continue sans à coup.

Il est possible qu’une des raisons pourquoi le titre stagne est l’attente de signer une grosse banque pour quelques uns de ses nouveaux produits. Tout semble indiquer que ceci est imminent (L’entreprise a fait plusieurs embauches, ouvert 2 nouveaux bureaux récemment). Quand ceci sera fait et que ceci se reflétera ds les résultats, il est possible que le titre reprenne du mieux d’ici la fin de l’année. c’Est notre plus grosse position en portefeuille actuellement.